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Jean-Jacques Kupiec

by sur mars 9, 2011

Mardi 15 Mars, à 18h (attention au changement d’horaire!), nous accueillons Jean-Jacques Kupiec.

Pour préparer la séance: Kupiec, J.-J. (2008). L’Origine des individus, Le Temps des Sciences, Paris, Fayard.

Ontophylogenèse

Jean-Jacques Kupiec

Centre Cavaillès, Ecole Normale Supérieure, Paris.

 

 

RÉSUMÉ: La biologie reconnait deux entités dont l’existence semble une donnée immédiate de la perception et non une élaboration théorique ou le résultat d’une démarche expérimentale. Ces entités premières sont l’espèce et l’individu, dont la biologie cherche à expliquer la genèse et le fonctionnement. Cette reconnaissance structure la biologie dans ses champs disciplinaires et dans ses théories. En effet, elle aboutit à une séparation : d’un côté les disciplines qui concernent l’espèce (les sciences de l’évolution, la systématique …), de l’autre côté celles qui expliquent l’individu (l’embryologie, la physiologie …). Du même coup, le développement des organismes individuels (ontogenèse) et l’évolution des espèces (phylogenèse) sont considérés comme deux phénomènes distincts supposant deux mécanismes distincts n’ayant pas de rapport causal direct et nécessitant donc deux théories distinctes pour les expliquer : D’une part, la théorie de la sélection naturelle explique l’évolution des espèces et d’autre part, celle du programme génétique explique le développement des organismes individuels.

Au cours du séminaire je soutiendrai que cette manière de scinder la biologie n’est plus tenable au regard des données expérimentales acquises récemment et j’avancerai une nouvelle théorie dite de l’ontophylogenèse qui, au contraire, l’unifie. Dans son cadre, l’évolution des espèces et le développement embryonnaire sont tous les deux le résultat d’un seul processus de sélection naturelle étendue. Ce nouveau cadre théorique suppose une réévaluation des entités premières qui structurent la biologie. Ainsi, l’espèce et l’individu sont les deux facettes d’une seule réalité : la lignée généalogique. Il implique également un nouveau modèle de différenciation cellulaire : les gènes fournissent les protéines, mais leurs interactions sont probabilistes et elles sont triées par les contraintes sélectives aux niveaux, cellulaire, multicellulaire et environnemental. Les cellules changent de phénotype à cause d’événements stochastiques au niveau de l’expression des gènes et elles sont stabilisées par les interactions avec leur environnement. Ce modèle est testable et donne lieu à un programme de recherche expérimentale ainsi qu’à des simulations numériques.

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One Comment
  1. Marc Silberstein permalink

    Bonjour
    Autre référence : Sous la direction de J.-J. Kupiec, O. Gandrillon, M. Morange, M. Silberstein, « Le hasard au cœur de la cellule », édition revue et augmentée, Editions Matériologiques, 2011, http://www.materiologiques.com

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